Un devis de 1 800 € pour un projet qui semblait tenir en trois jours peut se révéler catastrophique s'il en prend finalement huit. Le montant facturé ne dit rien, à lui seul, sur la rentabilité réelle d'une mission : ce qui compte, c'est ce qu'il reste une fois le temps réellement passé rapporté au prix.
À essayer Calculateur de taux journalier moyen (TJM) Déterminez votre taux journalier moyen selon vos objectifs de revenu. Utiliser l'outilLe calcul qui change tout
La méthode est simple : soustrayez les frais engagés (déplacement, matériel, sous-traitance) du prix facturé, puis divisez par le nombre d'heures réellement passées, pas celles estimées au départ. Vous obtenez votre taux horaire réel sur ce projet. Comparez-le à votre taux horaire cible, celui qui vous permet de vivre correctement de votre activité. Si l'écart est important, ce n'est pas forcément le client qu'il faut blâmer : c'est souvent l'estimation initiale qui était optimiste.
Pourquoi les projets au forfait dérivent
Un forfait fixe protège le client des imprévus, pas vous. Les allers-retours de validation, les révisions non cadrées au départ, les échanges par email qui s'accumulent : tout ce temps est réel, mais rarement compté au moment de chiffrer. Le résultat est un taux horaire qui s'effondre au fil du projet, sans que rien ne l'annonce sur le devis initial.
La parade n'est pas de facturer au forfait sans cadrage : c'est de définir précisément ce qui est inclus (nombre de révisions, périmètre exact) et de prévoir, dès le devis, comment sera traité ce qui en sort.
Se servir de chaque projet pour mieux chiffrer le suivant
La vérification la plus utile n'est pas seulement de savoir si un devis a été rentable : c'est de comparer, une fois le projet terminé, le temps estimé au moment du chiffrage et le temps réellement passé. Cet écart, répété sur plusieurs missions similaires, devient une donnée bien plus fiable qu'une intuition pour chiffrer les prochains devis du même type.
Quelques minutes suffisent après chaque mission pour noter cet écart. Sur la durée, c'est ce réflexe, plus que n'importe quelle formule, qui évite de sous-facturer sans s'en rendre compte.
Cet article vous a été utile ?
Merci pour votre retour !
Commentaires
Aucun commentaire pour l'instant - soyez le premier à réagir.